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CNLS/IST : Mobiliser les ressources internes pour lutter contre le SIDA


Le président du Faso Blaise Compaoré a présidé dans la capitale burkinabè, la treizième session ordinaire du Conseil national de lutte contre le SIDA et les infections sexuellement transmissibles (CNLS/IST), le vendredi 16 mai 2014.

Réunis pour la treizième fois consécutive pour leur session ordinaire, les membres du Conseil national de lutte contre le SIDA et les infections sexuellement transmissibles (CNLS/IST), les partenaires techniques et financiers, ont examiné le cadre stratégique de lutte contre le SIDA et les infections sexuellement transmissibles 2011-2015.

Tenue le 16 mai 2014 à Ouagadougou, cette session a également été consacrée à l’examen et à la validation du bilan de la mise en œuvre du Programme national multisectoriel(PNM) 2013. Elle s’est en outre penchée sur l’analyse des orientations programmatiques et financières du PNM 2014 qui devront constituer un référentiel de qualité pour le développement d’initiatives de réponses pertinentes. Cet examen a permis de dévoiler les acquis engrangés dans la lutte.

Ainsi, l’on retient que l’implication des structures décentralisées et communautaires dans la prise en charge médicale des malades par les antirétroviraux a permis à ce jour, de mettre sous traitement près de 45 000 personnes. Aussi, des efforts importants ont permis d’étendre les services de Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant(PTME) à plus de 95% des formations sanitaires, une forte participation des acteurs à la PTME, une bonne analyse de l’infection des enfants issus de mères séropositives (5,7 points qui est proche de l’élimination de la transmission mère-enfant).

La mise en œuvre du cadre stratégique à mi-parcours a permis d’obtenir des résultats significatifs dans la riposte contre le VIH/Sida et les IST, a souligné le secrétaire permanent du CNLS/IST Didier Romuald Bakouan. « En 2012, nous avions un taux de prévalence de 1,1% et en 2013, nous sommes passés à 1% », a affirmé le ministre de la Santé Lené Sebgo tout en indiquant qu’un accent particulier sera désormais mis sur les groupes cibles à risques pour éviter de nouvelles contaminations. Malgré ces acquis, de nombreux défis demeurent au nombre desquels, la mobilisation des ressources internes pour réduire la forte dépendance du Burkina Faso de l’extérieur, a confié le chef de l’Etat burkinabè. « En matière de financement durable, mieux vaut compter sur soi-même. Chaque année, nous faisons en sorte que la combinaison des ressources soit en faveur des ressources propres au budget de l’Etat. Nous sommes à 30% de la contribution de l’Etat », a expliqué le ministre de la Santé Lené Sebgo.

La régression du taux de prévalence a-t-il avancé, est la principale raison de la réduction des financements accordés par les bailleurs de fonds qui s’intéressent aux pays qui ont beaucoup de préoccupations que « nous, en terme d’allocation dans la lutte contre le VIH/SIDA ». 
L’implication du secteur privé 
Cette situation selon le Président du Faso, Blaise Compaoré, par ailleurs président du CNLS/IST, commande la révision des stratégies en tenant compte des changements dans les facettes de l’épidémie par des approches novatrices pour toucher davantage les jeunes, les femmes et impliquer les hommes dans la PTME. Il a ajouté que les concertations périodiques du Conseil sont des occasions privilégiées pour faire une halte afin d’évaluer les progrès réalisés et établir des projections objectives en tenant compte des leçons tirées de la mise en œuvre des activités antérieures.

Pour le président du CNLS/IST, la présente session intervient à un moment où les actions énergiques engagées par le gouvernement ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers, ont produits des résultats encourageants en termes de stabilité de la prévalence du VIH et de la prise en charge des personnes infectées. « La revue à mi-parcours du cadre stratégique de lutte contre le VIH, le SIDA et les IST 2011-2015, a été conduite avec succès, et les différentes analyses faites attestent que de réelles avancées ont été opérées dans l’atteinte des objectifs fixés, avec, par moment des dépassements des prévisions », a indiqué le président du Faso. C’est pourquoi, cette session a été l’occasion, pour lui, de féliciter les acteurs des secteurs privés, les autorités coutumières et religieuses, les ONG et associations pour leur engagement constant dans la lutte. Même si le conseil a déploré la faible participation des populations au dépistage, souhaité la mise en œuvre de nouvelles stratégies pour impliquer davantage les jeunes et à mieux financer la lutte contre le VIH à partir des ressources internes, le chef de l’Etat a invité le secteur privé à accroitre davantage sa participation dans la riposte nationale. Il a aussi demandé au monde communautaire à user de son statut pour plaider partout la cause du Burkina Faso. « La situation actuelle commande que tous, nous nous investissons davantage afin de permettre d’assurer à nos populations, particulièrement aux femmes, aux jeunes et aux enfants, l’accès universel à des services qualitatifs de prévention, de soins, de traitement et de soutien, dans la perspective d’une génération sans SIDA », a insisté le président du conseil.

De ce fait, il a invité les institutions et les départements ministériels à relever les lignes budgétaires consacrées à la lutte contre le VIH, afin de développer des actions en faveur des travailleurs.

 Sidwaya



18/05/2014
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